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La pratique de la capoeira a été l'élément fondateur de cette association respectueuse de cet état d'esprit: "Lutter pour Etre Libre".
De 1999 à 2005, des cours de capoeira sont organisés sur Toulouse avec Manu Pensador dans le Quilombo Berimbau d'Oc (Académie de capoeira)..
Depuis 2006, Berimbau d'Oc s'est finallement installé dans l'Aveyron, avec la mise en place d'entraînements réguliers sur Rodez et Millau...
Berimbau d'Oc est affilié avec l'association Maltas du Mestre Ary Reza Brava dans le but d'étoffer des échanges et d'installer un réèl partenariat avec cette structure.
Nom du bloc : bloc25
La naissance de la capoeira remonterait au XVI ième siècle au Brésil. L'histoire des esclaves-descendants des africains des peuples BANTOU - EWE puis YORUBA a donné à la capoeira ses racines afro-brésiliennes et son message d'appel à la liberté.
Face à l'oppression et à l'avertissement, les esclaves se sont peu à peu organisés pour résister et affirmer leur humanité qui s'est forgée dans une identité culturelle provenant des traditions d'origines et de leurs conditions de vies à travers les rites spirituels, la musique, les fêtes, la tradition orale...
Dans ce contexte, un mouvement de résistance a pu s'amplifier pour donner forme à l'esprit capoeiragem, regroupant les rebelles souvent assimilés aux voyous,bandits (malandros) et organisés en bandes(maltas).
Dans leur regroupements et leurs jeux, ils s'entraînaient au combat tout en le dissimulant aux colons.
A partir du XVII ième siècle, des esclaves se rebellent et s'enfuient dans les "quilombos", dont le plus célèbre est le "quilombo dos Palmares"(réunissant des milliers de fugitifs) sur les terres d'Alagoas.
Dirigé par son roi Ganga Zumba puis par Zumbi, c'est un véritable état indépendant, organisé pour résister à l'autorité de la couronne portugaise. Finalement,en 1695, un corps d'armée, fort de plus de 9000 hommes, est levé pour mettre fin à son organisation après 98 années d'existence.
La répression va être très importante devant toute forme de résistance, dont la pratique de la capoeira, qui est officiellement interdite par une loi de 1887.
Elle survit dans la clandestinité, dans les senzalas (case), jusqu'en 1936, date à laquelle Mestre Bimba est officiellement autorisé à créer son académie pour développer son art, reconnu comme faisant partie intégrante du patrimoine culturel brésilien.
A l'instar du style régional de la capoeira de Mestre Bimba, l'académie de Mestre Pastinha est ouverte en 1941 et développe le style angola.
Par la suite, de nombreuses écoles et groupes se sont structurés; néanmoins la capoeira garde aussi ses capoeiristes de rue, notamment dans les milieux populaires.
La capoeira se pratique au sein d'une ronde (la roda) dirigée par le maître ou le capoeiriste le plus expérimenté et formée par le groupe des capoeiristes à la fois lutteurs,musiciens et chanteurs.
Au centre de ce cercle, et aux rythmes du berimbau, des chants et percussions, se succèdent les jeux de capoeira où s'affrontent les adversaires.
Chacun des capoeiristes doit faire preuve de maîtrise en élaborant son jeu par des attaques, esquives et ruses.
Il peut l'embellir et le magnifier par des techniques acrobatiques sans perdre la notion du jeu de combat face à l'adversaire.
Synthèse de danse, de jeu et d'art martial, accompagnée d'acrobaties et de musique, la capoeira est une des formes d'expression la plus fascinante de la culture brésilienne.
Les capoeiristes n'ont pas que leurs prouesses physiques qui impressionnent: ils sont alternativement danseurs et musiciens, se relayant pour chanter ou jouer des instruments peu communs comme le "bérimbau" à corde unique.
A partir d'attaques et d'esquives élaborées, ils exécutent un véritable ballet, souvent en équilibre sur leurs bras ou leur tête pour mieux faire virevolter les jambes. Les mouvements sont parfois si complexes et rapides, que l'on a peine à croire que ce sont des improvisations.et pourtant, les enchaînements ne sont jamais écrit d'avance. Seul la complicité, l'écoute et la maîtrise du geste permettent aux "lutteurs" d'évoluer harmonieusement et de construire leur jeu. Des joueurs en demi-cercle accompagnent au chant et aux percussions les duos (ou les solos) successifs.
Il existe plusieurs types de jeu: capoeira régionale, capoeira angola...plus ou moins rapides ou acrobatiques, en hauteur ou à ras du sol, chacun est accompagné des rythmes et des chants spécifiques.
A travers la ronde, le groupe et l'énergie provoquée (l'axé), la capoeira est le lieu de la fraternité et un miroir de la vie où l'on peut se révéler, se libérer et se subjuguer.
"la capoeira permet de lutter pour sa propre liberté,qui au dessus de tout est celle du corps et de l'esprit".(Mestre Ary).
Rédaction: "Manu Pensador"
Nom du bloc : bloc34
Au début du 16ème siècle Tomé de Souza accoste sur une terre qu'il baptise Vera Cruz, rapidement renommée Brazil du nom de l'arbre au bois couleur de braise qu'on y trouve en quantité.
Cette terre est peuplée de tribus indiennes. Quand les portugais tentent de les utiliser comme esclaves, ceux-ci ne font pas l'affaire (ils ne sont pas assez robustes pour les travaux auxquels on les destine et se rebellent, ce qui leur vaudra d'être exterminés en grand nombre).
En 1538 débarquent les premiers navires négriers sur les côtes du Brésil. Les Africains serviront à la mise en route de l'économie Brésilienne comme main d'oeuvre dans les plantations de canne à sucre, café, coton, cacao, tabac..., plus tard dans les mines d'or et de diamants.

Condition de transport à bord d'un bateau négrier
En 1559 un décret royal autorise chaque maître de moulin à importer 120 esclaves.. .Commence à cette époque le commerce du "bois d'ébène" dans des proportions effrayantes.
Les dégâts de la traite des esclaves sur le sol africain sont énormes, du point de vue des pertes humaines on estime que pour un individu capturé 4 trouvaient la mort, ce qui représente entre 1700 et 1850 environ 5 millions de tués... Sans compter que...
"La concurrence européenne, principalement entre Portugais, Hollandais et Anglais, était telle que la traite transforma profondément les structure politiques et économiques d'Afrique noire: des états guerriers puissants de religion animiste traditionnelle se constituèrent alors pour contrôler la traite et puisèrent la main d'œuvre esclave de plus en plus à l'intérieur du continent; et du 18ème au 19ème, en réaction contre ces royaumes guerriers animistes et esclavagistes furent fondées les théocraties musulmanes, dont certaines furent également esclavagistes." Suivant les périodes, différents cycles se succèdent quand aux régions d'origine et aux régions d'accueil des esclaves.
Vers 1850, 9/10ème des noirs de Bahia, qu'il soient esclaves ou affranchis sont d'origine Nago ou Yoruba.
La traite des noirs est abolie en 1850, l'esclavage en 1888. En 1889 Rui Barbosa, le ministre des finances de l'époque fera brûler tous les documents officiels relatifs à l'esclavage - soit disant - pour "laver cette tâche de l'histoire du Brésil", mais plus vraisemblablement pour éviter à l'Etat d'avoir à dédommager les exploitants agricoles des pertes causées par l'abolition...

Insurrection d'esclaves
7 ans est la durée de vie moyenne d'un esclave sur le sol Brésilien. IL y en a qui tentent d'échapper à leur condition et s'organisent individuellement ou en groupe.
L'insoumission prend plusieurs formes: sabotage du matériel, sabotage du travail mais aussi suicides, avortements, meurtre des chefs d'exploitation, évasions...
Les esclavagistes avaient généralement pris soin d'éviter les regroupement ethniques suivant le principe de diviser pour mieux régner. Cependant la séparation n'est pas toujours facile à faire dans des régions où on importe beaucoup d'esclaves. Cela profite à ceux qui en se rassemblant, parfois guidés vers l'intérieur des terres par les Indiens, vont former des quilombos: villages de résistance qui reconstituent sur le sol Brésilien des communautés basées sur les modèles Africains.
Ainsi aux 18ème et 19ème siècles, en même temps que s'opère l'expansion des exploitations agricoles et minières, les quilombos se multiplient dans l'intérieur des terres. Vers 1700, dans l'état de Pernambouc, 11 quilombos se rassemblent pour former le royaume de Palmarès où régnent successivement Ganga Zumba et Zumbi.
La communauté de Palmarès s'étend sur un territoire de 27 000 km2 et compte à son apogée 20 à 30 000 individus majoritairement d'origine Bantu, résistant près d'une centaine d'année aux assauts des armées portugaises et hollandaises.

Le royaume de Palmarès
A la fin du 19ème siècle des quilombos se forment de plus en plus près de certains centres urbains, comme c'est le cas à Rio, pour devenir progressivement les quartiers de périphérie qu'on nomme aujourd'hui "favelas".
A Rio et Pernambouc la prédominance d'ethnies de souche Bantu ayant des langues communes facilite les regroupements... Entre 1805 et 1835 ont lieu dans l'état de Bahia toute une série d'insurrections dont la célèbre "Levante dos Mâles" qui est une révolte religieuse urbaine conduite par des meneurs Yoruba...
1888: Abolition de l'esclavage au Brésil. Jusqu'à cette date on encourageait ceux qui étaient esclaves à conserver les pratiques religieuses, culturelles qui étaient les leurs, celles-ci faisant office de soupape de sécurité là où les existences étaient insoutenables.
En 1889 s'ouvre une époque où l'africanité est bannie, les pratiquants de cultes animistes afro brésiliens sont poursuivis, la capoeira est interdite, les capoeiristes sont persécutés, traqués sans relâche.
A Rio la formation de bandes (maltas) souvent rivales, organisées par quartiers trouble l'ordre publique. Les politiques qui prétendent les combattre les utilisent secrètement lors des affrontements qui opposent monarchistes et républicains quand se pose la question de la création d'une République Brésilienne.
Finalement, à l'occasion de la guerre du Paraguay les capoeiristes sont raflés dans les rues de Rio, recrutés de force dans les prisons, pour être envoyés en première ligne au sein du Batalhâo Zuavo. Au début du 20ème siècle les capoeiristes ont pratiquement disparu du pavé de Rio.
En revanche dans le Réconcavo Bahiano le foyer ne s'éteind jamais tout à fait, des figures légendaires sont originaires de petits villages ex-quilombos où ils peuvent développer leur art à l'abri des chapes de répression qui pèsent dans les grandes villes. Ainsi à la fin du 19ème siècle les hauts lieux de la capoeira se nomment Nazaré, Santo Amaro (d'où est originaire Besouro Manganga), Ilha de Maré ou Cachoeira ... Malgré l'interdiction, la lutte subsiste tout de même à Salvador lors de rondes organisées au coin des ruelles, parfois sur le port, à l'abri des regards de la police... En ces temps là et pour encore longtemps les étiquettes de "voyou", "vagabond", ou "marginal" collent à la peau des capoeiristes qui sont à la fois respectés et craints...
On se souvient aujourd'hui encore de certains d'entre eux qui se rendirent célèbres: Maré, Samuel Querido de Deus, Siri de Mangue, Pedro Poretta, Sete Mortes, Aberré, Pedro Mineiro et bien d'autres...
C'est aussi à cette époque que commence le travail de deux individus qui deviendront plus tard les deux maîtres les plus cités dans l'histoire de la capoeira:
Pastinha (1889-1982) et Bimba (1900-1974).
Ils commencent à enseigner dans la clandestinité en 1910 pour le premier, en 1918 pour le second.

Mestre Pastinha
Un grand changement intervient quand certains capoeiristes décident d'ouvrir des espaces dédiés à l'enseignement de leur art. Jusqu'alors la capoeira était une lutte qu'on apprenait en autodidacte, en observant, demandant un tuyau à l'un ou l'autre, on ne parlait d'ailleurs pas de "capoeira", mais on utilisait le terme "vadiar" synonyme de déambuler, vagabonder.
Au début du 20ème siècle, plusieurs capoeiristes commencent à organiser des cours de capoeira dans la ville de Salvador.
Il y a Pastinha et Bimba bien sûr mais aussi Valdemar da Liberdade, Cobrinha Verde, Caiçara, Canjiqinha, Gato ... qui progressivement contribuent à l'organisation de l'apprentissage de la capoeira.

Mestre Bimba
Le Maître Bimba engage des réformes qui l'amèneront à être paria parmis les parias : il enrichit la capoeira de mouvements de projection empruntés au batuque (une lutte d'origine africaine qui se pratiquait en musique et tend à disparaître au début du siècle dernier).
Il crée le baptême, cérémonie au cours de laquelle l'élève novice entre dans la famille des capoeiriste et reçoit son "nome de guerra", il crée également un système de graduations... Ces apports qu'il considère comme des prolongements naturels de la capoeira traditionelle ne sont pas acceptés par les capoeiristes de 1'époque.
C' est cependant grâce à une démonstration qu'il fait avec un groupe d'élèves en 1938 devant le gouverneur de Bahia que la capoeira sort de la clandestinité -à condition de ne plus franchir le seuil des académies. Cela permet aux officiels de l'époque d'avoir un relatif contrôle sur sa pratique.
Au début des années 60 il n'existe plus à Rio qu'une ronde hebdomadaire qui a lieu le dimanche à la gare Central Do Brasil. Un groupe d'adolescents observe et s'entraîne en autodidacte. En progressant ils entrent en contact avec des capoeiristes de Salvador avec qui se créent des liens importants. Lors de leur première représentation publique en 1966 ils se donnent le nom de groupe "Senzala". Les protagonistes d'alors s'appellent aujourd'hui Mestre Peixinho, Sorriso, Garrincha, Nestor Capoeira... C'est au même moment que les capoeiristes Bahianais commencent à s'exporter de manière régulière pour des démonstrations puis pour s'installer dans les villes de Rio et Sâo Paulo dans le but d'enseigner leur art.
De Sao Paulo et Rio vont émerger des groupes aujourd'hui célèbres par le nombre de leurs adhérents: Senzala, Muzenza, Capoeira Brazil, Abada...
La fédération Pauliste de capoeira doit s'adapter aux exigences de la dictature militaire de l'époque.
La capoeira devient là-bas le sport d'une jeunesse clean et bien portante des classes moyennes.
On observe progressivement une uniformisation de la gestuelle et des différentes expressions qui composent la capoeira...
Au début des années 80 de nombreux capoeiristes vont tenter leur chance aux Etats Unis et en Europe, dix ans plus tard c'est le grand boom tant au Brésil que partout ailleurs où la capoeira s'est installée.

Mestre Ary Reza Brava
Ariosvaldo Marquès de Araùjo naît au mois d'Août 1962 dans le quartier Vasco de Gama de Salvador de Bahia au Brésil. Il connaît une adolescence turbulente, un bagareur parmis tant d'autres à qui les professeurs d'école prédisent qu'il ne passera pas les 30 ans.
Attiré par la capoeira il s'oppose à un refus de ses parents qui voient cette activité d'un mauvais œil.
Envers et contre tout il débute son apprentissage à l'aide d'un manuel intitulé "Capoeira sem mestre", s'entraîne en cachette donnant des coups de pieds à son traversin quand la famille s'absente.
Un beau jour de l'année 1979 il rencontre par l'intermédiaire de son frère un capoeiriste nommé César et bien que le rapprochement soit difficile il parvient à convaincre ce dernier de le prendre comme élève.
Les entraînements ont lieu chaque semaine dans des terrains vagues et des bosquets isolés du quartier Fazenda Grande. Rapidement Ary suit César chaque fois que celui-ci lui permet, lui enseignant les bases de son art.
Quand César doit partir pour l'étranger il propose à son jeune élève plusieurs maîtres chez qui aller poursuivre son apprentissage. Le choix se fait pour le Mestre Vermelho Boxé alors responsable de l'académie de Mestre Bimba.
Jusqu'à présent Ary suit une lignée de capoeiristes issus de la rue, au style tribal et rustique, et c'est toujours le cas lorsqu'au Mestre Vermelho succède le jeune Mestre Bamba. Puis il se forme pendant une période aux côtés du maître Curio, et c'est dans la perspective d'une Capoeira Angola traditionnelle qu'il enrichit cette fois son expérience de capoeiriste.
A la vue de son évolution et de son acharnement maître Bamba l'incite à créer son propre groupe.
En novembre 1990, celui qui sera bientôt Mestre Ary Reza Brava, reconnu par la communauté des maîtres de Salvador, crée le Grupo Guerreiros Sâo Jorge.
Après quelques déménagements il est installé aujourd'hui dans le centre de Salvador dans son académie de la Ladeira da Praça où il enseigne à ses élèves les fondements de la Capoeira et du Maculélé...
Avec ses élèves les plus engagés il a aussi mis sur pieds un groupe de percussions Afro Brésiliennes qui participe chaque année au carnaval de Salvador: la Banda Maltas.
Depuis janvier 2002 le Grupo Guerreiros Sao Jorge s'est agrandi suite à l'affiliation qui s'est opérée avec l'association Berimbau d'Oc dont le responsable est Emmanuel Lacheret. D'autres affiliations sont prévues d'ici peu, notamment avec le groupe Moringue Angola de la Reunion ...
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Insurrection d'esclaves
7 ans est la durée de vie moyenne d'un esclave sur le sol Brésilien. IL y en a qui tentent d'échapper à leur condition et s'organisent individuellement ou en groupe.
L'insoumission prend plusieurs formes: sabotage du matériel, sabotage du travail mais aussi suicides, avortements, meurtre des chefs d'exploitation, évasions...
Les esclavagistes avaient généralement pris soin d'éviter les regroupement ethniques suivant le principe de diviser pour mieux régner. Cependant la séparation n'est pas toujours facile à faire dans des régions où on importe beaucoup d'esclaves. Cela profite à ceux qui en se rassemblant, parfois guidés vers l'intérieur des terres par les Indiens, vont former des quilombos: villages de résistance qui reconstituent sur le sol Brésilien des communautés basées sur les modèles Africains.
Ainsi aux 18ème et 19ème siècles, en même temps que s'opère l'expansion des exploitations agricoles et minières, les quilombos se multiplient dans l'intérieur des terres. Vers 1700, dans l'état de Pernambouc, 11 quilombos se rassemblent pour former le royaume de Palmarès où régnent successivement Ganga Zumba et Zumbi.
La communauté de Palmarès s'étend sur un territoire de 27 000 km2 et compte à son apogée 20 à 30 000 individus majoritairement d'origine Bantu, résistant près d'une centaine d'année aux assauts des armées portugaises et hollandaises.

Le royaume de Palmarès
A la fin du 19ème siècle des quilombos se forment de plus en plus près de certains centres urbains, comme c'est le cas à Rio, pour devenir progressivement les quartiers de périphérie qu'on nomme aujourd'hui "favelas".
A Rio et Pernambouc la prédominance d'ethnies de souche Bantu ayant des langues communes facilite les regroupements... Entre 1805 et 1835 ont lieu dans l'état de Bahia toute une série d'insurrections dont la célèbre "Levante dos Mâles" qui est une révolte religieuse urbaine conduite par des meneurs Yoruba...
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1888: Abolition de l'esclavage au Brésil. Jusqu'à cette date on encourageait ceux qui étaient esclaves à conserver les pratiques religieuses, culturelles qui étaient les leurs, celles-ci faisant office de soupape de sécurité là où les existences étaient insoutenables.
En 1889 s'ouvre une époque où l'africanité est bannie, les pratiquants de cultes animistes afro brésiliens sont poursuivis, la capoeira est interdite, les capoeiristes sont persécutés, traqués sans relâche.
A Rio la formation de bandes (maltas) souvent rivales, organisées par quartiers trouble l'ordre publique. Les politiques qui prétendent les combattre les utilisent secrètement lors des affrontements qui opposent monarchistes et républicains quand se pose la question de la création d'une République Brésilienne.
Finalement, à l'occasion de la guerre du Paraguay les capoeiristes sont raflés dans les rues de Rio, recrutés de force dans les prisons, pour être envoyés en première ligne au sein du Batalhâo Zuavo. Au début du 20ème siècle les capoeiristes ont pratiquement disparu du pavé de Rio.
En revanche dans le Réconcavo Bahiano le foyer ne s'éteind jamais tout à fait, des figures légendaires sont originaires de petits villages ex-quilombos où ils peuvent développer leur art à l'abri des chapes de répression qui pèsent dans les grandes villes. Ainsi à la fin du 19ème siècle les hauts lieux de la capoeira se nomment Nazaré, Santo Amaro (d'où est originaire Besouro Manganga), Ilha de Maré ou Cachoeira ... Malgré l'interdiction, la lutte subsiste tout de même à Salvador lors de rondes organisées au coin des ruelles, parfois sur le port, à l'abri des regards de la police... En ces temps là et pour encore longtemps les étiquettes de "voyou", "vagabond", ou "marginal" collent à la peau des capoeiristes qui sont à la fois respectés et craints...
On se souvient aujourd'hui encore de certains d'entre eux qui se rendirent célèbres: Maré, Samuel Querido de Deus, Siri de Mangue, Pedro Poretta, Sete Mortes, Aberré, Pedro Mineiro et bien d'autres...
C'est aussi à cette époque que commence le travail de deux individus qui deviendront plus tard les deux maîtres les plus cités dans l'histoire de la capoeira:
Pastinha (1889-1982) et Bimba (1900-1974).
Ils commencent à enseigner dans la clandestinité en 1910 pour le premier, en 1918 pour le second.
Nom du bloc : bloc31

Mestre Pastinha
Un grand changement intervient quand certains capoeiristes décident d'ouvrir des espaces dédiés à l'enseignement de leur art. Jusqu'alors la capoeira était une lutte qu'on apprenait en autodidacte, en observant, demandant un tuyau à l'un ou l'autre, on ne parlait d'ailleurs pas de "capoeira", mais on utilisait le terme "vadiar" synonyme de déambuler, vagabonder.
Au début du 20ème siècle, plusieurs capoeiristes commencent à organiser des cours de capoeira dans la ville de Salvador.
Il y a Pastinha et Bimba bien sûr mais aussi Valdemar da Liberdade, Cobrinha Verde, Caiçara, Canjiqinha, Gato ... qui progressivement contribuent à l'organisation de l'apprentissage de la capoeira.

Mestre Bimba
Le Maître Bimba engage des réformes qui l'amèneront à être paria parmis les parias : il enrichit la capoeira de mouvements de projection empruntés au batuque (une lutte d'origine africaine qui se pratiquait en musique et tend à disparaître au début du siècle dernier).
Il crée le baptême, cérémonie au cours de laquelle l'élève novice entre dans la famille des capoeiriste et reçoit son "nome de guerra", il crée également un système de graduations... Ces apports qu'il considère comme des prolongements naturels de la capoeira traditionelle ne sont pas acceptés par les capoeiristes de 1'époque.
C' est cependant grâce à une démonstration qu'il fait avec un groupe d'élèves en 1938 devant le gouverneur de Bahia que la capoeira sort de la clandestinité -à condition de ne plus franchir le seuil des académies. Cela permet aux officiels de l'époque d'avoir un relatif contrôle sur sa pratique.
Au début des années 60 il n'existe plus à Rio qu'une ronde hebdomadaire qui a lieu le dimanche à la gare Central Do Brasil. Un groupe d'adolescents observe et s'entraîne en autodidacte. En progressant ils entrent en contact avec des capoeiristes de Salvador avec qui se créent des liens importants. Lors de leur première représentation publique en 1966 ils se donnent le nom de groupe "Senzala". Les protagonistes d'alors s'appellent aujourd'hui Mestre Peixinho, Sorriso, Garrincha, Nestor Capoeira... C'est au même moment que les capoeiristes Bahianais commencent à s'exporter de manière régulière pour des démonstrations puis pour s'installer dans les villes de Rio et Sâo Paulo dans le but d'enseigner leur art.
De Sao Paulo et Rio vont émerger des groupes aujourd'hui célèbres par le nombre de leurs adhérents: Senzala, Muzenza, Capoeira Brazil, Abada...
La fédération Pauliste de capoeira doit s'adapter aux exigences de la dictature militaire de l'époque.
La capoeira devient là-bas le sport d'une jeunesse clean et bien portante des classes moyennes.
On observe progressivement une uniformisation de la gestuelle et des différentes expressions qui composent la capoeira...
Au début des années 80 de nombreux capoeiristes vont tenter leur chance aux Etats Unis et en Europe, dix ans plus tard c'est le grand boom tant au Brésil que partout ailleurs où la capoeira s'est installée.
Nom du bloc : bloc32

Mestre Ary Reza Brava
Ariosvaldo Marquès de Araùjo naît au mois d'Août 1962 dans le quartier Vasco de Gama de Salvador de Bahia au Brésil. Il connaît une adolescence turbulente, un bagareur parmis tant d'autres à qui les professeurs d'école prédisent qu'il ne passera pas les 30 ans.
Attiré par la capoeira il s'oppose à un refus de ses parents qui voient cette activité d'un mauvais œil.
Envers et contre tout il débute son apprentissage à l'aide d'un manuel intitulé "Capoeira sem mestre", s'entraîne en cachette donnant des coups de pieds à son traversin quand la famille s'absente.
Un beau jour de l'année 1979 il rencontre par l'intermédiaire de son frère un capoeiriste nommé César et bien que le rapprochement soit difficile il parvient à convaincre ce dernier de le prendre comme élève.
Les entraînements ont lieu chaque semaine dans des terrains vagues et des bosquets isolés du quartier Fazenda Grande. Rapidement Ary suit César chaque fois que celui-ci lui permet, lui enseignant les bases de son art.
Quand César doit partir pour l'étranger il propose à son jeune élève plusieurs maîtres chez qui aller poursuivre son apprentissage. Le choix se fait pour le Mestre Vermelho Boxé alors responsable de l'académie de Mestre Bimba.
Jusqu'à présent Ary suit une lignée de capoeiristes issus de la rue, au style tribal et rustique, et c'est toujours le cas lorsqu'au Mestre Vermelho succède le jeune Mestre Bamba. Puis il se forme pendant une période aux côtés du maître Curio, et c'est dans la perspective d'une Capoeira Angola traditionnelle qu'il enrichit cette fois son expérience de capoeiriste.
A la vue de son évolution et de son acharnement maître Bamba l'incite à créer son propre groupe.
En novembre 1990, celui qui sera bientôt Mestre Ary Reza Brava, reconnu par la communauté des maîtres de Salvador, crée le Grupo Guerreiros Sâo Jorge.
Après quelques déménagements il est installé aujourd'hui dans le centre de Salvador dans son académie de la Ladeira da Praça où il enseigne à ses élèves les fondements de la Capoeira et du Maculélé...
Avec ses élèves les plus engagés il a aussi mis sur pieds un groupe de percussions Afro Brésiliennes qui participe chaque année au carnaval de Salvador: la Banda Maltas.
Depuis janvier 2002 le Grupo Guerreiros Sao Jorge s'est agrandi suite à l'affiliation qui s'est opérée avec l'association Berimbau d'Oc dont le responsable est Emmanuel Lacheret. D'autres affiliations sont prévues d'ici peu, notamment avec le groupe Moringue Angola de la Reunion ...
Nom du bloc : bloc29

Emmanuel Lacheret
Capoeiriste et représentant du Grupo Guerreiros Sao Jorge de Mestre Ary Reza Brava en France mais aussi responsable des Capoeiristes de Berimbau d'Oc, Manu Pensador est né en 197I et pratique la capoeira -depuis 1992.
II s'est formé auprès de différents maîtres et professeurs de capeira en France et au Brésil à travers plusieurs longs séjours.
Berimbau d'Oc a été créé en septembre 1999 par Manu Pensador après diverses expériences formatrices dans la capoeira: auprès de Mestre César do Mercado Modelo (1992), Professor Afonso da Senzala et Mestre Ary Reza Brava qu'il suit depuis 1994 et qui est devenu son mestre officiel depuis...
Devenu élève et disciple de Mestre Ary Reza Brava , Manu Pensador retourne chaque année à Salvador de Bahia -Brésil- dans l'école du Mestre pour recevoir son enseignement et organise sa venue en France avec l'association Berimbau d'Oc.
Manu Pensador est à l'origine de plusieurs mouvements associatifs développant la capoeira et a permis l'implantation de plusieurs capoeiristes brésiliens en France.
Dans son enseignement, Manu Pensador s'attache à garder l'essence propre de cet art en restant proche des racines afro-brésiliennes et de son esprit, tout en cherchant à développer l'identité propre à chacun et à notre culture.
Manu Pensador est diplômé d'un Brevet d'Etat "Métiers de la Forme".
Depuis août 2002 :
Stagiaire 2° "Chefe de Maltas" du Groupe Guerreiros Sao-Jorge de Mestre Ary Reza Brava
Depuis janvier 2002 :
Administrateur-associé de l'associacao Maltas (Brésil) de Capoeira Baiana du Mestre Ary Reza Brava
Représentant du Groupe Guerreiros Sao-Jorge en France
Depuis février 2000 :
Responsable technique et éducateur socio-sportif au sein de l'association de capoeira Berimbau d'Oc
Organisateur des Stages d'été de Capoeira Baiana à Tanus (81) animé par le Mestre Ary Reza Brava
Fondateur de l'Académie de Capoeira "Quilombo Bérimbau d'Oc" à Toulouse -place Pierre Benech en septembre 2001.
Septembre 1999 :
Créateur de l'association de capoeira Berimbau d'Oc
Juillet 1999 :
Obtention du Diplôme d'Etat d'Educateur Sportif 1° "Métiers de la Forme" au CREPS de Toulouse
De 1998 à 1999 :
Président et co-fondateur de l'association de capoeira "Senzala Toulouse" du professor Afonso Vida Nova
Etudie la capoeira auprès du Professor Afonso Vida Nova
Depuis 1994 :
4 séjours de plusieurs mois à Salvador de Bahia -Brésil- dans l'Ecole de Capoeira du Mestre Ary Reza Brava
De 1992 à 1997 :
Président et co-fondateur de l'association de capoeira "Capoeira Mandinga Toulouse" du Mestre César do Mercado
Etudie la capoeira auprès de Mestre César do Mercado
Nom du bloc : bloc55
Emmanuel Lacheret - Ecole d'équitation - 12120 Salmiech - Tél. 06 62 55 50 61 - contact@capueval.com - Mentions légales